L’intranquille par Gérard Garouste

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Gérard Garouste est un grand peintre français contemporain. Il faut lire son autobiographie. Autobiographie oxymorique puisque la phrase-clé est « Je suis le fils d’un salaud qui m’aimait ».

Ce récit rend compte de son combat intérieur.

Combat intérieur qui l’a amené à des expériences uniques, celle de l’étude approfondie de l’hébreu, qui se poursuit encore aujourd’hui. Véritable pratique de connaissance de soi. « Je me suis engouffré dans un texte qui fait la part belle aux doutes et donc écho aux miens. Il m’a tenu chaud alors que j’avais froid. »

Des phrases évidentes de peintre aguerri, comme une invitation. « Ce n’est pas la technique qui est intéressante mais la liberté qu’elle offre, ce moment où l’on domine la règle. »

Ce livre « coup-de-poing » rend hommage aussi à sa compagne, des jours heureux et des jours délirants, Elisabeth et bien sûr à la peinture. « Je me crois débarrassé d’une vieille peau, d’une croûte qu’on gratte enfant jusqu’au sang. Ma tête s’est ouverte, elle s’est vidée d’un noir mirage par la peinture… »

Les livres sont des compagnons de route avec lesquels on dialogue avec l’auteur ou le narrateur mais en définitive, c’est avec soi-même que l’on échange, que l’on dé-bat. 

Exposition actuellement à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence.