Exposition hivernale

Huiles encadrées

 

Agnès Michaud m’a invitée à exposer ma série des Huiles Encadrées dans son institut d’esthétique au 15, rue Lafayette à Nantes du 1er décembre au 31 janvier .
Ce sont des huiles sur toile marouflées, ici nous sommes dans un univers poétique et coloré, proche de l’abstraction lyrique.

Demandez-moi son mail si vous souhaitez vous y rendre afin de la prévenir de votre visite.

 

L’arbre

ARBRE 

Entre Ciel et Terre 

Tu t’élances assoiffé d’air, de lumière, de liberté. 

Arbre/ miroir 

Ta ramure se déploie dans l’espace du Ciel

Tes racines se déploient dans l’espace de la Terre.  

Endroit/ Envers  

Tes racines respirent

Ton tronc respire

Tes branches respirent

Tes feuilles respirent. 

 Le Ciel en toi respire

La Terre en toi respire. 

Arbre/Poumons 

Entre Ciel et Terre. 

 

Deux huiles sur toile  80/100,

Février 2013

Ciels

Faire émerger la lumière et le motif à partir de couches de peinture, qui sont parfois grattées, parfois étirées, parfois gardées en épaisseur.

Le travail est lent, je passe d’un travail « frais dans frais » ou j’attends un certain temps de séchage avant de reprendre… le travail d’observation est intense et fécond… et « ça » continue…

La gamme colorée, superposée devient une matière qui pourrait sembler informe si l’on ne s’attarde pas… car peu à peu la « forme » se révèle, le tableau s’organise… le « regardeur » apprend à prendre son temps.

Le tableau devient une invitation à la pause.

Huiles sous verre

Le travail sur les superpositions de couleurs et sur la matière m’a amenée à plus d’abstraction.

Cette série est quelque peu paradoxale, puisque le support est une toile de coton, marouflée, enchâssée sous verre. Le propos est ici de circonscrire un « passage » et de le mettre en valeur par le blanc du passe-partout, par la profondeur sophistiquée du cadre.

Le motif peint devient précieux, « important » et respire autrement que si la toile était exposée nue…

Retour du parc de Procé

Les parterres en haut du Parc de Procé sont des enchantements, merci aux peintres-jardiniers !

Allongée sur la pelouse, en ouvrant les yeux, une « flambée » de rouges gicle et rebondit sur ma rétine !

Aussitôt rentrée, vite la palette, vite les huiles rouges… palette succincte… le pinceau court… Les réserves du papier magnifient le chatoiement des couleurs encore collées à l’œil !

Ces esquisses sont l’origine d’un travail sur les jardins : comment peindre les plans successifs, comment privilégier tel point de vue, comment garder de la cohérence à ce fouillis et cette surenchère de couleurs, de lignes ?