Exposition 7 au Coteau

Première exposition de mon automne à la Galerie 18 du 14 octobre au 2 décembre !

7 semaines pour découvrir une partie de ma production de cet été (7 œuvres) ainsi que celle des 13 autres artistes invités.

Je traverse quotidiennement à vélo, le chemin le long de la Chézine.

Au printemps, la transparence de l’air, l’intensité de la lumière à travers le feuillage, la vitesse, créent ces phénomènes physiques particuliers : la lumière semble se diffracter et des taches colorées demeurent quelques instants sur la rétine, ainsi cette série est née et s’intitule « PHOSPHENE et REMANENCE ».

Les médiums sont des encres et aquarelle sur papier japonais.

Retrouvons-nous au vernissage le samedi 14 octobre de 12h à 15h.

Peinture et méditation

Ouverture à recevoir. Rester avec soi-même.

Se relier pour incarner.

Etre en accord avec ce que je sens. Etre en harmonie avec ce que je ressens.

La tête et les sens fonctionnent ensemble dans l’acte de recevoir et de donner, de recevoir et de peindre.

Temps de regard et d’observation : l’intelligence du regard consiste à regarder ce qui est à « transmuter » en conscience et en lumière. Dehors ou dedans.

« Rester fidèle à tout germe dépensé et sentir ce qui apparaît » Etty Hillesum.

Veiller et regarder, fidèle à soi-même… L’inspiration, semble-t-il, c’est se remettre à…

Je suis habitée par les arbres, en particulier par le grand tulipier de Virginie du parc de Procé, il me hante dans mes méditations, dans mes rêves nocturnes, je l’habite, il m’habite.

Je vois sa ramure auréolée de lumière, pendentifs de cristal, diamants, fils de lumière d’or, tout est frémissant, l’air est traversé de rayons de lumière colorée.

L’enfant en moi est au « paradis terrestre », je flotte au milieu des nuages gris-bleus à gauche, la pluie châtoie dans la lumière et à droite, les champs humides irradient sous ses rayons. Je me laisse guider.

Peindre en restant dans la vibration, garder la Vibration et non rentrer dans l’illustration… Accueillir cette félicité comme un état naturel.

Degrés d’incandescence de vie, conscience d’une germination permanente et renouvelée…

Je constate une constante dans la composition : un espace vide au centre ! Une aspiration à y entrer…

« Du vide naît le plein ».

L’esthétique me quitte pour laisser chanter à travers moi.

Eternité dans l’instant, l’infini dans le présent. Haute magie du vivant.

Dans l’œuvre, le flux de la vie continue, tout peut bouger… Je m’accueille dans mon ressenti, chaque fois c’est différent, plus subtil.

Et parfois, une secousse cosmique fait naître un geste sûr, fort, délié, une spirale-fougère-escargot-mandala… une expansion physique, cellulaire et des frissons neufs affleurent sur ma peau mature.

Accrochage

La nouvelle exposition prend place à la Galerie 18… Petit aperçu de la bonne humeur qui régnait durant l’accrochage ! Un grand merci à Elisa et Xavier pour leur accueil dans ce si bel espace.

Et merci aussi à Emmanuelle, Marie-France, Daniel et la photographe pour leur aide et leurs conseils avisés. Lire la suite

Ombres et Lumières dans le pays de Pont-Aven

Pont 3

Terre de contrastes.

Les champs ouverts en pente douce accueillent la lumière du soir. C’est étonnant, dans ce pays-là, chaque soirée est traversée par une lumière qui s’impose et déchire le voile des nuages. Tout se teinte alors d’espoir… les coeurs sont revigorés… tout semble possible !

Beauté apaisée.

L’aquarelle semble la seule possibilité pour capter la fluidité de l’air, la fugacité de l’instant.

En remontant l’Aven, dès le Bois d’Amour, l’ambiance est tout autre. L’ombre domine, les grands arbres assombrissent le paysage. Le mystère domine dans cette vallée encaissée où les rochers affleurent. Une forme d’inquiétude, fait hâter le pas. Nous comprenons l’origine de l’écriture de « La légende de la mort » d’Anatole le Braz.

L’encre vient à point nommé pour tenter de saisir un sentiment de menace sourde.

(détails des tableaux dans l’onglet Mon univers, Pont-Aven)

Série 2

compo rochers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Rochers de la pointe de la Jument en Bretagne ou comment la lumière,

les nuages créent en permanence une nouvelle réalité…

 

Série 1

compo cerisierLorsque je suis à ma table de travail, dès que je lève les yeux, il est juste là en face de moi.

C’est à la fois une présence familière et une source d’inspiration toujours renouvelée. Rythme des saisons, mort/ renaissance, élan, vitalité, ombre/ lumière… il redessine en permanence le petit jardin.

Il est un lieu d’accueil pour les oiseaux et pour mon imaginaire. Dès qu’il y a un intervalle entre deux travaux de peinture, mon regard se pose inexorablement sur ce cerisier, il est donc devenu un « objet » de méditation.

Cette série de 5 encres (le choix est sans équivoque), sur papier japonais rend compte, en effet, de l’hyper présence de l’objet jusqu’à son quasi effacement comme un regard qui se pose sur un objet avec intensité, pour en saisir les détails, la réalité… jusqu’à se laisser peu à peu « absorber » par l’essence même de sa présence.